Le Transall F-47 F-BUFQ.
Construit en France par Nord Aviation à Bourges, cet appareil vola pour la première fois le 18 juillet 1969
Remis à l’Armée de l’Air le 20 novembre 1969, il rentre en service actif auprès de la 61ème escadre à compté du 28 août 1970, jusqu’au 15 novembre 1972 où il rejoint Châteauroux.
Là, il est converti en avion civil C-160 sous l’immatriculation spéciale F-WUFQ durant la période d’essais des nouveaux équipements.
Le 21 juin 1973, après une visite de prise en compte à Châteauroux, il part sur Orly vers le Centre d’Exploitation Postal (CEP) qui y assurera les petits entretiens.Il a alors 1482 heures de vol.
C’est lui qui fit le vol inaugural Paris-Ajaccio, le 03 juillet 1973 avec à bord l’officier mécanicien naviguant (OMN) James Millet.
Avec son Certificat de Navigabilité n°31243 en date du 28 août 1973, il reçoit l’immatriculation F-BUFQ. La Postale de Nuit, l’exploitera jusqu’au 23 février 1991 lors d’un vol Orly-Nantes-Rennes-Orly. Il a alors 14834,44 heures de vols et 18253 atterrissages.
En 18 années d’activité pour le transport du courrier, il aura volait un peu plus de 13 000h de vols.
Collection C Volpati »
A la fin 1985, Air France et la Postale dénoncent leur ancien contrat d’acheminement. Sous le contrôle de l’Administration Postale, un nouveau protocole est signé le 19 décembre 1986.Les appareils appartiennent désormais complétement à « La Poste »
Sur cette carte postale, le F-BUFQ porte la troisième et dernière décoration utilisée de 1986 à 1991. Les points caractéristiques de cette livrée sont :
- Même si le plan fixe vertical garde les couleurs d’Air France,
- « POSTE » a remplacé « AIR FRANCE » écrit en bleu sur la partie avant du fuselage.
- Disparition du logo de l’hippocampe
- Logo de la poste en bleu sur le nez de l’avion ainsi que sur l’arrière du fuselage.
- le radôme, situé sur le nez de l’avion est peint en blanc et la fin de l’immatriculation y est inscrit.
Carte postale des éditions VISUALIA 2019, tirée à 300 Exemplaires.
Droit photo : Franck Litaudon»
Avant sa restitution à l’Armée de l’Air, il a été exposé au salon du Bourget de 1991 avec le titre « Aviation Sans Frontière » un article serait présenté sur ce sujet.
Restitué à l’Armée de l’Air lors d’un vol de convoyage Orly-Cazaux le 14 octobre 1991, et dépourvu de nouveau Certificat de Navigabilité, il est placé à Cazaux pour servir à la formation des personnels des sections sécurité, incendie et sauvetage des bases aériennes françaises, au sein de l’ETSAA.308.
Il y terminera sa vie et sera vendu aux Domaines le 24 septembre 1993 comme « carcasse à ferrailler et fondre ».
