De gueules à une gerbe de cannes à sucre de sinople posées en bande.
Brochant la gerbe, soleil rayonnant d’or cerclé de gueules.
Sommant le tout, épervier d’or passant.
Sur un chef d’azur, trois fleurs de lys.
L'Escadron de Transport Outre-Mer 58 est issu du détachement air 375, qui avait vu le jour à Fort-de-France en avril 1961, avec une dotation initiale de deux Dakota et deux Broussard, et pour mission le soutien des différentes unités terrestres stationnées aux Antilles et en Guyane, ainsi que des missions au profit des populations civiles.
Un détachement est rapidement mis en place en Guadeloupe, mais dès l'année 1966 l'ensemble de l'unité vient y stationner en permanence, laissant Fort-de-France comme terrain annexe. A cette occasion, le détachement devient l'escadrille de transport Antilles-Guyane 58.
En 1970, ce sont quatre Noratlas qui viennent remplacer les vieux Dakota à bout de souffle, certains d'entre eux ayant reçu un équipement spécial destiné à la calibration du centre spatial guyanais en cours d'installation. C'est en 1974 que l'escadrille recevra son nom de tradition "Guadeloupe". Cette année-là est aussi mis en place un détachement en Guyane, avec une Alouette III.
Puis, le 1er avril 1976, suite à une réorganisation des unités basées
outre-mer, l'escadrille obtient le statut d'escadron, et devient l'ETOM 58.
Cette même année, les deux Noratlas quittent l'unité, remplacés par des
Transall détachés de la 61ème escadre d'Orléans, qui viendront assurer des
rotations de quelques mois avant d'être relevés. Au même moment, l'unique C-54
et le Piper regagnent à leur tour la métropole. L'année 1979 est marquée par
l'arrivée de deux premiers SA 330 Puma, la fin des travaux d'installation du
site de Rochambeau, en Guyane, où stationne désormais le détachement.
En 1987, arrive le premier AS 355 Écureuil, et le 9 mai 1989, le détachement
hélicoptère de Guyane devient autonome, sous l'appellation d'EHOM 68.
L’ETOM 00.058 « Guadeloupe » quitte Pointe à Pitre en juillet 1994 pour s’implanter sur l’aérodrome du Lamentin en Martinique. L’unité se dote alors d’AS-555 Fennec pour remplacer les Alouette III. Le 25 octobre 1996, l’ETOM 00.058 change de nom de tradition pour adopter celui d’« Antilles », marquant ainsi le fait qu’il œuvre au profit des deux iles.
La revue Air Fan l’évoque également dans les n°25 de novembre 1980 et n°314 de janvier 2005.



