samedi 31 janvier 2026

L' Escadron de Transport 01.064 "Béarn"

 

Insigne homologué sous le numéro A-1067, le 07 mai 1976.

 Définition Héraldique:


Écu moderne d’or à deux vaches-passantes de gueules posées l’une au-dessus de l’autre accornées, accolées et clarinées d’azur.
Sur un chef d’azur foncé capitales d’or « Béarn ». 
 

 L'appellation « BÉARN» ne date que de 1944, mais l'escadron a hérité des traditions et faits d'armes du groupe de bombardement 01.034 qui lui a donné son insigne, ainsi que des Escadrilles Sal 14 et Sal 18 créées respectivement en décembre 1914 à  Belfort et en 1913 à  Dijon.

Devenu régiment d'aviation et d'observation entre les deux guerres, le groupe se replie dans le sud du pays, puis en Afrique du nord en 1940. Il est à Oran lors de la signature de l'armistice.

En juillet 1944, des unités sont créées pour soutenir les combats du maquis en France. L'une d'elles reprend les insignes et les traditions du groupe 01.034. Le groupe arrive en Extrême-Orient où il sert pendant dix ans.

Dissous à Tan-Son-Nhut, le 31 juillet 1956, il est reformé le 1er décembre au sein de la 64ème Escadre de Transport au Bourget.

Le 1er novembre 1967, il s'implante sur la Base Aérienne 105 d’Évreux.

Le 1er avril 1982, les premiers C160 Nouvelle Génération arrivent au Béarn. L’escadron vole sur le nouvel avion et continue à utiliser la « Grise ». Les équipages s’entrainent à piloter le nouvel avion pour se voir attribuer des missions plus exigeantes et stimulantes de nouveau. Dès cette première année, l’avion acquiert une nouvelle capacité : le ravitaillement en vol, d’abord entre Transall, puis en décembre 1982, c’est le premier ravitaillement d’un Jaguar.

Les N2501 du Béarn prennent leur retraite en 1983, le Béarn a désormais 15 Transall à sa disposition. Cette plus grande capacité de l’escadron comme de l’avion permet les missions de ravitaillement sur les lignes Évreux – Djibouti, Évreux – N’Djamena, Évreux – Abidjan, Évreux – Dakar, Évreux – Pointe-à-Pitre.

Le Béarn participe à de nombreuses opérations comme Tchad en 1984 et 1986, au Gabon en 1990, à la Guerre du Golfe… Il soutient une mission humanitaire au Rwanda en 1993, et largue des vivres à haute altitude sur la Bosnie de nuit

La même année, l’état-major décide de la dissolution de la 64e escadre, le Béarn devient alors indépendant. Il est une entité autonome qui dépend directement du commandement de la Force Aérienne de Projection.

En 1995, le pont aérien de Sarajevo se termine et en mai l’escadron fête ses cinquante ans. Il totalise plus de 80 000 heures de vol sur tous les théâtres d’opération du monde.

En juin 1999, le Béarn répond encore présent dans les Balkans et en décembre 2001 marque le début des missions en Afghanistan avec l’opération Héraclès. Le Béarn est le premier escadron à se poser sur la piste de Bagram, dans une région non-sécurisée

En 2002, le Béarn intervient en Côte d’Ivoire avec l’opération Licorne, il amène le 2e régiment étranger parachutiste et participe à l’évacuation de ressortissants ivoiriens à Bouaké. En 2003 le Béarn reste en Afrique, l’opération Artémis l’envoie en RDC. C’est la première opération menée par l’UE avec la France pour nation cadre.

En 2011, on le retrouve en Libye dans le cadre de l’opération Harmattan, puis en 2013 au Mali pour l’opération Serval qui exige de transporter d’importantes quantités de matériel en plus des milliers d’hommes

Avec le retrait progressif des Transall, l’Escadron de Transport 1/64 Béarn est désactivée par l’Armée de l’Air en août 2017. Il renaîtra le 9 septembre 2021 sur la Base Aérienne 123 d’Orléans l’Armée de l’Air et de l’Espace équipé désormais d’A400M Atlas.

 

Nous reviendrons sur toutes ces missions dans le chapitre « 05 Missions ».

 

En 1996, l’Officier Tradition de l’escadron avait pu faire éditer par l’imprimerie de la Base Aérienne 721 de Rochefort, ce livret de 50 pages, 200 photos qui retrace l’histoire et les avions qui ont fait partis du « Béarn ».