Le besoin des forces aériennes françaises d’assurer la mission de ravitaillement en vol des avions de chasse, mais aussi d’accroître la durée de vol des Transall, ont conduit la réalisation d’une deuxième série de 29 Transall pour l’Armée de l’Air dont 4 C-160 H, ASTARTE, qui feront l’objet d’un autre article.
Ces 29 appareils, nommés C-160 NG (pour Nouvelle Génération), possédaient deux réservoirs supplémentaires en aile centrale d’une capacité utile de 2 x 4195 litres. Et d’une perche de ravitaillement de 4,69 mètres de longueur et de 63mm de diamètre, ce qui permet facilement de les distinguer de ceux de la première génération.
Il faut bien comprendre que le ravitaillement du Transall lui permettait, en projection inter-théâtre, d’emporter une charge plus importante sur une distance donnée ou d’augmenter la distance parcourue, évitant ainsi des atterrissages intermédiaires ou le survol de certains pays tout en diminuant les coûts.
Il pouvait également décoller avec une charge maximale, avec des réservoirs peu remplis, s’éloigner d’une zone hostile et se ravitailler en vol pour poursuivre vers sa destination.
Sur ces 29 appareils ravitaillables, seulement 14 avaient la possibilité d’être ravitailleurs ( n° F201 à F215, sauf F209) . Mais ce système de ravitaillement situé dans le carénage arrière gauche de la nacelle de train d’atterrissage était un matériel optionnel.
23 pages sont consacrés au ravitaillement en vol avec le C-160 NG.
C’est dans cette « nacelle longue » que se situait l’enrouleur et son tuyau d’environ 28 mètres et de 60mm de diamètre. Le débit maximal de carburant dans ce tuyau était de 72m3 par heure, soit 1200 litres par minute.
Au bout de ce tuyau se trouvait le paradrogue (panier de ravitaillement) composé d’une couronne de petits parachutes qui se déployait sous l’effet du vent relatif, participant ainsi à la stabilité du tuyau.
de l’Air Actualités n°365 de novembre 1983.


