mercredi 4 février 2026

Le Ravitaillement en Vol

 

Le besoin des forces aériennes françaises d’assurer la mission de ravitaillement en vol des avions de chasse, mais aussi d’accroître la durée de vol des Transall, ont conduit la réalisation d’une deuxième série de 29 Transall pour l’Armée de l’Air dont 4 C-160 H, ASTARTE, qui feront l’objet d’un autre article.

Ces 29 appareils, nommés C-160 NG (pour Nouvelle Génération), possédaient deux réservoirs supplémentaires en aile centrale d’une capacité utile de 2 x 4195 litres. Et d’une perche de ravitaillement de 4,69 mètres de longueur et de 63mm de diamètre, ce qui permet facilement de les distinguer de ceux de la première génération.

Il faut bien comprendre que le ravitaillement du Transall lui permettait, en projection inter-théâtre, d’emporter une charge plus importante sur une distance donnée ou d’augmenter la distance parcourue, évitant ainsi des atterrissages intermédiaires ou le survol de certains pays tout en diminuant les coûts.

Il pouvait également décoller avec une charge maximale, avec des réservoirs peu remplis, s’éloigner d’une zone hostile et se ravitailler en vol pour poursuivre vers sa destination.

Sur ces 29 appareils ravitaillables, seulement 14 avaient la possibilité d’être ravitailleurs ( n° F201 à F215, sauf F209) . Mais ce système de ravitaillement situé dans le carénage arrière gauche de la nacelle de train d’atterrissage était un matériel optionnel. 

Dans cette revue Air actualités n°588 de février 2006, en plus de la couverture,
23 pages sont consacrés au ravitaillement en vol avec le C-160 NG.

 

C’est dans cette « nacelle longue » que se situait l’enrouleur et son tuyau d’environ 28 mètres et de 60mm de diamètre. Le débit maximal de carburant dans ce tuyau était de 72m3 par heure, soit 1200 litres par minute.

Au bout de ce tuyau se trouvait le paradrogue (panier de ravitaillement) composé d’une couronne de petits parachutes qui se déployait sous l’effet du vent relatif, participant ainsi à la stabilité du tuyau.

 

C’est lui que nous voyons ici à gauche sur cette photo de couverture
de l’Air Actualités n°365 de novembre 1983.

  

Pour être le plus complet possible sur cette fonction ravitailleur, 
je signale également cette revue AIR FAN n°201 d’août 1995 qui en plus de la couverture,
 explique les modifications techniques sur l’avion qui ont été nécessaires 
et le fonctionnement à travers 11 pages.

 

 

 

lundi 2 février 2026

Escadron de Transport Outre Mer 88 "Larzac"

 

Insigne homologué sous le numéro A-1048, le 23 septembre 1975.

 Définition Héraldique:

D’or à un boutre de sable voguant sur une onde d’azur à sénestre, une partie de la voile brochant, 
à dextre, un soleil de gueules issant d’une cote de sable. 

 

 L’Escadron de Transport 88 « Larzac » est l’héritier d’une longue tradition aéronautique dans le Corne de l’Afrique débutant dès 1933.

De nombreux appareils se succédèrent, tant avions qu’hélicoptères. En octobre 1967, le premier Noratlas se met en place.

Indépendant depuis le 27 juin 1977 à la suite d’un référendum, la république de Djibouti mit un terme à la présence coloniale de la France. Pour autant, la présence de pays voisins plus ou moins belliqueux, a conduit cette jeune république à signer un accord de défense avec la France.

Ainsi en échange d’une présence permanente des forces françaises à Djibouti, dont la mission officielle est de protéger Djibouti, la France peut ainsi garder une présence stratégique sur la route de ses territoires de l’Océan Indien et une base arrière pour tout le continent africain.

Raisons pour lesquelles nous trouvons aussi bien des navires de la Marine nationale, des Hélicoptères de l’ALAT de l’Armée de Terre que cette Base Aérienne 188 sur ce petit pays de 23 000 km².

 En juillet 1983 le Transall se met en place en remplaçant le Noratlas.

Les missions qui lui sont dédiées sont nombreuses : aérotransport, largage, posé d’assaut, évacuation médicale, évacuation des ressortissants français, missions de service public, opérations sanitaires.

Passant de la dénomination ETOM 88 à celui d’ET 88 à compter de septembre 2012, cet escadron se compose d’une cinquantaine de personne qui assure la mise en œuvre du Transall et des deux hélicoptères Puma.

C’est finalement le 18 juillet 2019 que le Transall se retire, remplacé dès lors par le CASA CN-235, après 36 années de service sur le sol Djiboutien.

  

Éditeur : Éditions Déclics, Publication:  janvier 2014, Langue française, 
Nombre de pages : 141, code ISBN  9 782370 570000
Dimensions : 29 x 20,5 x 1,8 cm

 

Dans ce livre, l’auteur rend hommage à tous ceux qui ont servis sur cette base aérienne à travers une très grande quantité de photos de qualité. Ainsi chaque unité y est présentée à travers ces photos.